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France–Liban· Décryptage

François Fillon en visite au Liban pour soutenir les chrétiens d'Orient

L'ancien Premier ministre français a effectué mi-juillet 2026 son douzième déplacement au Liban, reçu par le président Joseph Aoun. Une visite menée à titre privé, au nom de l'association qu'il préside : au-delà des chrétiens d'Orient, il a affiché une solidarité avec l'ensemble des communautés libanaises, en particulier les villages du Sud-Liban.

François Fillon est de retour au Liban. L'ancien Premier ministre français, retiré de la vie politique nationale, y a effectué à la mi-juillet 2026 ce qu'il présente comme son douzième déplacement dans le pays. Une visite menée non pas au nom de l'État français, mais en tant que président de l'association Agir pour la paix avec les chrétiens d'Orient. Si son cadre associatif est chrétien, l'ancien Premier ministre a tenu à élargir son message : une solidarité avec l'ensemble des communautés libanaises, et pas seulement avec les chrétiens.

Un déplacement à titre privé

La distinction est importante : François Fillon n'exerce plus aucune fonction gouvernementale. Son voyage relève d'un engagement personnel et associatif, non d'une mission diplomatique officielle de Paris. Dans une courte vidéo diffusée sur le réseau social X en amont de son arrivée, il dit vouloir témoigner de « la solidarité et du soutien des Français » envers un peuple libanais confronté aux tensions régionales.

De la vallée de la Qadisha à Beyrouth

Le séjour a débuté dans la vallée sainte de la Qadisha, haut lieu du christianisme maronite, où l'ancien Premier ministre a passé la nuit au couvent Saint-Antoine et rencontré le patriarche maronite. Le programme s'est poursuivi à Beyrouth, où François Fillon a été reçu le 16 juillet par le président de la République libanaise, Joseph Aoun. Il a également échangé avec des responsables scouts engagés dans le soutien au pays.

Un plaidoyer élargi à tout le Liban

Le fil rouge de la visite est explicite. « La cause du Liban et la cause des chrétiens d'Orient sont une cause universelle », a déclaré François Fillon, estimant qu'elle touche à « la coexistence pacifique des religions partout dans le monde, y compris en Europe ». Mais son soutien affiché ne se limite pas à une communauté : il l'a présenté comme un geste envers le peuple libanais dans son ensemble. Il s'est notamment réaffirmé solidaire des villages frontaliers du Sud-Liban, majoritairement musulmans et parmi les plus éprouvés par les tensions avec Israël. Sur le terrain, cet engagement s'est traduit par des gestes concrets : la participation à la préparation de 6 000 repas solidaires dans une cuisine caritative de Beyrouth.

Un appel au soutien

Au-delà du volet caritatif, l'ancien responsable politique a porté un message plus large en faveur d'un appui accru de la France à son partenaire libanais. Un plaidoyer récurrent chez lui, qui inscrit le Liban dans une relation d'alliance historique entre les deux pays. LibanInfo rapporte ces prises de position sans les endosser : elles engagent leur auteur, figure associative et ancien responsable politique français.

Ce douzième voyage confirme, en tout cas, l'ancrage personnel de François Fillon au Liban, pays où coexistent dix-huit communautés religieuses reconnues et dont la situation reste marquée par des crises politiques, économiques et sécuritaires persistantes.

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Rédigé par

La rédaction

La rédaction de LibanInfo.fr

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