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Pratique· Guide pratique

Vols France-Liban : Air France revient à Beyrouth, le guide pour rejoindre le pays

Air France a repris ce 26 septembre 2026 ses vols directs entre Paris et Beyrouth, suspendus depuis le 1er mars. Pour la diaspora, c'est bien plus qu'une ligne commerciale : le signe d'un Liban qui se rebranche au monde. Mode d'emploi pour rejoindre le pays.

Un Airbus A330-200 d'Air France à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle

Helmy oved / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0

Un avion d'Air France qui se pose de nouveau sur le tarmac de Beyrouth, ce n'est pas qu'une reprise commerciale. Pour la diaspora libanaise de France, la plus importante d'Europe, c'est le fil rompu depuis six mois qui se renoue. Depuis le 1er mars 2026, la liaison directe Paris-Beyrouth était suspendue ; elle a repris ce samedi 26 septembre. Voici ce qu'il faut savoir pour rejoindre le pays, et pourquoi ce retour compte.

Air France de retour, six mois après

"Air France prévoit de reprendre ses vols de et vers Beyrouth le 26 septembre", a indiqué la compagnie française à l'AFP le 25 septembre. La liaison était à l'arrêt depuis le 1er mars 2026, au lendemain du déclenchement de frappes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, qui avaient conduit à la fermeture de plusieurs couloirs aériens du Proche-Orient. La compagnie avait envisagé à plusieurs reprises un retour, sans cesse repoussé.

Cette reprise ne concerne que Beyrouth. Selon les mêmes indications transmises à l'AFP, les vols d'Air France vers Riyad restaient suspendus jusqu'au 28 septembre inclus et ceux vers Dubaï jusqu'au 13 octobre, la compagnie disant suivre "en temps réel" l'évolution de la situation régionale. Autrement dit, le Liban figure parmi les premières destinations rouvertes du secteur.

Qui vole entre la France et le Liban

Une fois la ligne d'Air France rétablie, trois compagnies proposent des vols directs entre la France et le Liban.

Air France opère depuis Paris-Charles-de-Gaulle. C'est la liaison historique du groupe français vers Beyrouth, celle qui vient de rouvrir.

Transavia, la filiale à bas coût du groupe Air France-KLM, dessert le Liban depuis Paris-Orly. Elle avait, elle aussi, interrompu la desserte pendant la période de tensions et l'a relancée dans la même séquence qu'Air France.

Middle East Airlines (MEA), la compagnie nationale libanaise, assure de son côté une liaison régulière entre Paris-Charles-de-Gaulle et Beyrouth. Pavillon du pays, elle reste l'opérateur de référence sur l'axe France-Liban.

Le vol direct Paris-Beyrouth dure un peu plus de quatre heures. Depuis d'autres villes françaises, le trajet passe le plus souvent par une correspondance à Paris, Istanbul, Athènes ou dans un hub du Golfe.

Beyrouth-Rafic-Hariri, unique porte d'entrée

Tous ces vols atterrissent au même endroit : l'aéroport international de Beyrouth-Rafic-Hariri, situé au sud de la capitale. C'est l'unique aéroport international en activité du Liban, ce qui en fait un point de passage stratégique autant qu'un symbole : quand il ferme, le pays se retrouve coupé du monde ; quand les compagnies y reviennent, c'est un signal de normalisation que lisent aussi bien les voyageurs que les marchés.

Avant de partir : les précautions utiles

La reprise des vols ne dispense pas de préparer son voyage. Le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères met à jour en continu ses conseils aux voyageurs pour le Liban : c'est la première référence à consulter, notamment sur les zones formellement déconseillées du sud du pays et de la banlieue sud de Beyrouth, où la situation sécuritaire reste sensible.

Côté formalités, les conditions d'entrée sur le territoire libanais sont fixées par la Direction générale de la Sûreté générale libanaise et peuvent évoluer. Mieux vaut vérifier, avant l'achat du billet, la validité de son passeport et les documents exigés. Enfin, la reprise étant récente, il est prudent de confirmer le maintien de son vol auprès de la compagnie à l'approche du départ : les opérateurs ajustent leur programme au fil de l'évolution régionale.

Pourquoi ce retour compte pour la diaspora

Derrière l'horaire de vol, il y a une réalité humaine et économique. La diaspora libanaise de France se compte en dizaines de milliers de personnes, et les liens familiaux, les allers-retours, les transferts d'argent qui font vivre une partie du pays passent aussi par ces avions. Chaque suspension de ligne isole un peu plus un Liban déjà éprouvé par la crise ; chaque reprise le rebranche à sa diaspora, à ses partenaires, à son économie.

La réouverture de la liaison Paris-Beyrouth n'efface pas la fragilité du moment. Mais elle dit quelque chose d'essentiel : le Liban reste une destination que l'on rejoint, un pays vers lequel on revient. Pour une communauté qui n'attend souvent qu'une chose, retrouver les siens, c'est déjà beaucoup.

DiasporaTransport aérienFrance-LibanBeyrouth
Rédigé par

La rédaction

La rédaction de LibanInfo.fr

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