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France–Liban· Diplomatie

Macron redit à Berri le soutien de la France au Liban, sur fond de négociations avec Israël

Emmanuel Macron a appelé Nabih Berri le 30 juillet pour réaffirmer l'engagement de Paris envers la souveraineté, l'armée et la reconstruction du Liban. Le président du Parlement a plaidé pour une mobilisation internationale en faveur du retrait israélien du Sud.

Le président français Emmanuel Macron, qui a réaffirmé le soutien de la France au Liban lors d'un appel à Nabih Berri.

Quirinale / Presidenza della Repubblica (F. Ammendola), Wikimedia Commons, CC BY

La France reste au chevet du Liban. Le 30 juillet 2026, le président français Emmanuel Macron a appelé le président du Parlement libanais, Nabih Berri, pour réaffirmer l'engagement de Paris aux côtés de Beyrouth, à un moment où le pays joue une part de son avenir dans les négociations avec Israël. C'est un nouveau jalon d'une relation où la France, ancienne puissance mandataire, continue de se poser en parrain diplomatique du Liban.

Ce que Paris a redit

Selon le communiqué du bureau de Nabih Berri, Emmanuel Macron a affirmé la volonté de la France de faire de la stabilité et de la souveraineté du Liban une priorité, en offrant un soutien à tous les niveaux, en particulier pour l'armée libanaise et pour la reconstruction. Le chef de l'État français a également fait état de la disponibilité de la France et d'autres pays amis à aider le Liban à traverser cette phase critique. Un vocabulaire désormais familier, mais dont la répétition, dans la bouche d'un chef d'État occidental, pèse diplomatiquement.

Berri met le retrait israélien au centre

Côté libanais, Nabih Berri a insisté, selon la même source, sur la nécessité d'efforts internationaux pour obtenir le retrait israélien des localités du Sud. Son bureau a lié la situation aux conséquences de ce qu'il a qualifié d'agression israélienne continue contre le Liban et de destruction systématique de dizaines de villages et de bourgs du Sud occupé.

Ces derniers jours, plusieurs localités du Liban-Sud ont fait l'objet de frappes et de démolitions rapportées sur le terrain. C'est ce contexte de tension qui donne son poids à l'appel : la France est sollicitée non pour de simples paroles de solidarité, mais comme levier pour peser sur le calendrier d'un retrait.

Un appel à l'heure des négociations de Rome

L'échange intervient alors qu'une nouvelle session de pourparlers entre délégations libanaise et israélienne est attendue à Rome, dans le cadre des discussions sur un accord-cadre. Beyrouth y avance des exigences claires, au premier rang desquelles le retrait israélien complet jusqu'aux frontières internationales et le retour des habitants dans leurs villages, préalable à toute reconstruction. Le même jour, le président Joseph Aoun était à Ankara pour solliciter l'appui de la Turquie à la mise en oeuvre de l'accord-cadre : signe que Beyrouth active en parallèle plusieurs relais diplomatiques.

Pour le Liban, l'enjeu de ces appels dépasse le protocole. Faire de la France, et à travers elle de l'Union européenne, un garant du dossier, c'est chercher à internationaliser une exigence nationale : que le retrait soit effectif et la souveraineté rétablie avant que ne s'ouvre la longue bataille de la reconstruction. La constance de Paris est un atout ; son efficacité réelle se mesurera aux résultats sur le terrain.

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La redaction

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